• Lettres d'une Péruvienne, Mme de Graffigny : séquence complète.

     

     Lettres d’une Péruvienne, Mme de

     

    Graffigny

     

    Proposition de séquence complète sur l'oeuvre de Mme de Graffigny, abordée avec une classe de 2nde dans le cadre de l'objet d'étude "genres et formes de l'argumentation au XVII eme et au XVIII eme siècles." Le roman peut également être abordé en 1 ere dans le cadre de l'objet d'étude "la question de l'Homme dans les genres argumentatifs du Moyen-Age à nos jours" ou "Le personnage de roman du XVII eme siècle à nos jours".

     

     

    Plan de séquence

     

    Comment un(e) auteur(e) peut-il faire passer ses idées à travers la voix d’un personnage ?

    Le roman fait l'objet d'une lecture intégrale par les élèves. L'oeuvre de référence est Lettres d'une Péruvienne, Mme de Graffigny, éditions GF Flammarion collection étonnants classiques.

     

     

    Objectifs : -découvrir/approfondir l’argumentation indirecte

     

    - ressources argumentatives du genre épistolaire

     

    -ressources argumentatives du regard étranger

     

     

     

    Séance 1 : Histoire littéraire : formes et procédés du roman au XVIII eme siècle.

     

     

    Séance 2 : Histoire littéraire : Vie et oeuvre de Mme de Graffigny, présentation.

     

     

    Séance 3 : Lecture analytique : lettre X (extrait).

     

     

    Séance 4 : Lecture complémentaire : lettre 161 des Lettres Persanes, Montesquieu  -le regard étranger.

     

     

    Séance 5 : Lecture d’image : document complémentaire : Deux Indiens en Pirogue, François-Auguste Biard. : l’orientalisme -regard sur l’étranger.

     

     

     Séance 6 : Lecture analytique : lettre XIX (extrait).

     

     

    Séance 7 : Lecture analytique : lettre XXXIV (extrait).

     

     

    Séance 8 : Lecture complémentaire : lettre LXXXI (extrait) des Liaisons Dangereuses -discours sur la condition de la femme au XVIII eme siècle.

     

     

    Séance 9 : Méthodologie : approche de la dissertation : le roman permet-il de mieux comprendre l’autre ?

     

     

     

     Compte-rendu des séances

     

    Séance 1 : Histoire littéraire : formes et procédés du roman au XVIII eme siècle.

     

    Cette séance fait l’objet d’une recherche au CDI. Chaque intitulé est étudié par un groupe de quatre à six élèves. Les résultats des recherches sont ensuite échangés et corrigés si besoin.

     

    I-Les formes du roman au XVIII eme siècle.

     

    Donner une définition de chacune de ces formes romanesques, ainsi que des noms d’auteur(e)s qui se sont illustré(e)s dans la forme en question et au moins un titre d’oeuvre, accompagné d’un bref résumé et d’une explication sur la démarche de l’auteur(e).

     

    • Le roman épistolaire

    • Le conte/roman philosophique

    • Le roman-mémoire

    • Le roman noir

     

    II-Les procédés du roman au XVIII eme siècle.

     

    • Lisez la préface des Lettres d’une Péruvienne de Mme de Graffigny et des Liaisons Dangereuses de Laclos. Comment ces deux auteur(e)s donnent-ils l’impression que leurs romans sont constitués d’authentiques lettres ? Quel est l’intérêt de ce procédé ?

     

    • Qu’est-ce que le « regard étranger » ? Citez des noms d’auteur(e)s et des titres d’oeuvres. Quel est l’intérêt de ce procédé ?

     

     

     

    Séance 2 : Histoire littéraire : Mme de Graffigny, auteure des Lumières.

     

    I-Françoise de Graffigny : vie et œuvre.

     1) Biographie.

      Françoise d’Issembourg d’Happoncourt (1695-1758), est une figure incontournable des salons et de la littérature en son siècle. Elle grandit en Lorraine dans la haute société, puis se voit contrainte, comme le veut l’usage de son temps de se marier très jeune à M. de Graffigny. Le couple aura trois enfants. Victime de maltraitance conjugale, Mme de Graffigny demande la séparation, qui sera acceptée, avant de devenir veuve peu de temps après. Elle rencontre de nombreux-ses personnalités d’influence avec lesquels elle se lie d’amitié, notamment le poète François-Antoine Devaux, mais aussi les philosophes des Lumières Emilie du Châtelet, également mathématicienne, et Voltaire. A Paris, chez la duchesse de Richelieu dont elle a été dame de compagnie, elle fréquente aussi Rousseau, D’Alembert, Diderot, puis elle ouvre son salon, et commence à écrire, d’abord du théâtre et un dialogue philosophique. Son plus grand succès sera le roman Les Lettres d’une Péruvienne, paru en 1747. Elle est également l’auteure de journaux intimes et d’une abondante correspondance. Gravement malade, elle meurt en 1758.

      2) Oeuvre.

      Mme de Graffigny a produit une œuvre diverse et abondante : théâtre, correspondance, journaux intimes, romans… Elle livre des témoignages importants sur la société de son temps et s’engage, à travers son mode de vie et son œuvre, en faveur de l’émancipation des femmes.

     -L’une de ses œuvres principales reste sa correspondance : elle y raconte sa vie intime, notamment sa liaison avec l’officier Léopold Desmarest, au poète François-Antoine Devaux, et livre un témoignage important sur la vie culturelle et sociale de son temps, dans lequelle apparaissent fréquemment Voltaire et Emilie du Châtelet, dont elle dépeint longuement les personnalités.

     -Dans Cénie, pièce à succès, Mme de Graffigny analyse la situation sociale complexe de la de la gouvernante et ses rapports parfois difficiles avec les maîtres.

     -Lettres d’une Péruvienne reste le plus grand succès de Mme de Graffigny. Grâce au procédé du regard étranger, celui de la Péruvienne Zilia, elle aborde dans ce roman épistolaire des thématiques variées. Zilia offre au lecteur son point de vue parfois amusé, parfois consterné ou indigné, sur la religion, l’éducation, les relations humaines, la politesse, la situation des femmes et des hommes en France. Sa pratique de la correspondance a developpé son talent pour le roman épistolaire. Le succès du roman est retentissant.

     

     II-Mme de Graffigny et la pensée des Lumières. 

     La condition de la femme en France est un thème largement exploité par Mme de Graffigny dans Lettres d’une Péruvienne. Le combat pour l’égalité entre les sexes et pour que les femmes aient accès à une meilleure éducation sont centraux chez les Lumières. En voici une illustration chez son ami Voltaire, dans un pamphlet que Voltaire a intitulé « Femmes, soyez soumises à vos maris », et chez la philosophe anglaise Mary Wolstonecraft, qui publie Réclamation des Droits de la femme.

     

     Texte 1 :

     

     Voltaire imagine une discussion entre l’abbé de Châteauneuf et la Maréchal de Grancey à propos de cette phrase de Paul, dans la Bible : « Femmes, soyez soumises à vos maris. » Mme de Grancey exprime son indignation.

      Soyez soumises à vos maris ! Encore s’il s’était contenté de dire : Soyez douces, complaisantes, attentives, économes, je dirais : Voilà un homme qui sait vivre ; et pourquoi soumises, s’il vous plaît ? Quand j’épousai M. de Grancey, nous nous promîmes d’être fidèles : je n’ai pas trop gardé ma parole, ni lui la sienne ; mais ni lui ni moi ne promîmes d’obéir. Sommes-nous donc des esclaves ? N’est-ce pas assez qu’un homme, après m’avoir épousée, ait le droit de me donner une maladie de neuf mois, qui quelquefois est mortelle ? N’est-ce pas assez que je mette au jour avec de très grandes douleurs un enfant qui pourra me plaider quand il sera majeur ? Ne suffit-il pas que je sois sujette tous les mois à des incommodités très désagréables pour une femme de qualité, et que, pour comble, la suppression d’une de ces douze maladies par an soit capable de me donner la mort sans qu’on vienne me dire encore : Obéissez ?

      « Certainement la nature ne l’a pas dit ; elle nous a fait des organes différents de ceux des hommes ; mais en nous rendant nécessaires les uns aux autres, elle n’a pas prétendu que l’union formât un esclavage. Je me souviens bien que Molière a dit:

     Du côté de la barbe est la toute-puissance.

     Mais voilà une plaisante raison pour que j’aie un maître ! Quoi ! Parce qu’un homme a le menton couvert d’un vilain poil rude, qu’il est obligé de tondre de fort près, et que mon menton est né rasé, il faudra que je lui obéisse très humblement ? Je sais bien qu’en général les hommes ont les muscles plus forts que les nôtres, et qu’ils peuvent donner un coup de poing mieux appliqué : j’ai peur que ce ne soit là l’origine de leur supériorité.

     « Ils prétendent avoir aussi la tête mieux organisée, et, en conséquence, ils se vantent d’être plus capables de gouverner ; mais je leur montrerai des reines qui valent bien des rois. On me parlait ces jours passés d’une princesse allemande qui se lève à cinq heures du matin pour travailler à rendre ses sujets heureux, qui dirige toutes les affaires, répond à toutes les lettres, encourage tous les arts, et qui répand autant de bienfaits qu’elle a de lumières. Son courage égale ses connaissances ; aussi n’a-t-elle pas été élevée dans un couvent par des imbéciles qui nous apprennent ce qu’il faut ignorer, et qui nous laissent ignorer ce qu’il faut apprendre. Pour moi, si j’avais un État à gouverner, je me sens capable d’oser suivre ce modèle. »

     

    Femmes, soyez soumises à vos maris, Voltaire, 1759-1768.

     

     Texte 2 : 

     Après avoir interrogé l’Histoire et observé le monde vivant avec une sollicitude anxieuse, une très vive mélancolie et une indignation attristée se sont emparées de mon esprit, et c’est en soupirant que j’ai dû admettre de deux choses l’une : ou bien il existe des différences naturelles considérables entre les hommes, ou bien la civilisation qui s’est développée jusqu’ici dans le monde s’est montrée très partiale. J’ai consulté divers ouvrages traitant d’éducation ; j’ai observé patiemment le comportement des parents et le fonctionnement des écoles ; et j’ai acquis la conviction profonde que la détresse de mes compagnes – que je déplore vivement – vient de leur éducation négligée. Il s’avère en particulier qu’on rend les femmes faibles et malheureuses pour toutes sortes de raisons découlant toutes d’une même conclusion hâtive. En fait, le comportement et les mœurs des femmes prouvent, de façon évidente, que leur esprit n’est pas sain ; car, comme il en est des fleurs qui sont plantées dans un sol trop riche, on sacrifie la force et l’utilité à la beauté ; et les feuilles luxuriantes, après avoir enchanté un œil difficile, se fanent, dans l’oubli, sur la tige, bien avant d’arriver à maturité. J’attribue une des causes de cette floraison stérile à un mauvais système d’éducation. Je suis parvenue à cette conclusion en lisant ce que des hommes ont écrit à ce sujet ; ils considèrent les femmes comme des femelles plutôt que comme des êtres humains, et ils se sont préoccupés de faire d’elles des maîtresses séduisantes plutôt que des épouses affectueuses et des mères sensées. Aussi l’intelligence féminine s’est enorgueillie de cet hommage insidieux à tel point qu’à quelques exceptions près, les femmes civilisées de notre époque ne désirent qu’inspirer de l’amour quand elles devraient chérir de plus nobles ambitions et s’attirer le respect par leurs qualités de cœur et d’esprit.

     Réclamation des droits de la femme , Mary Wollstonecraft , 1792.

     

    • Comment ces deux auteur(e)s dénoncent-ils/elles la condition de la femme en France et en Angleterre ?

    • En quoi peut-on rapprocher ces deux textes des Lettres d’une Péruviennes ? Référez-vous à des passages précis du livre.  

     

     

    Séance 3 : lecture analytique, lettre XI, extrait.

     

    Lecture : de « quoique j'aie pris tous les soins qui sont en mon pouvoir » à « car en les prononçant leur visage est toujours riant ».

     

    Zilia, après avoir été enlevée par des Espagnols, vient d'être recueillie par Déterville, un commandant Français qui a intercepté leur bateau. Elle continue d'écrire à son fiancé Aza en espérant que celui-ci reçoive ses lettres et l'a informé de la situation.

     Dans cette lettre, elle rapporte la façon dont s'est déroulée la rencontre avec l'entourage de Déterville ; objet de moqueries, de curiosité, elle fait un portrait peu flatteur de ceux qui la « reçoivent ».

     A travers ce propos de Zilia, Mme de Graffigny tend un miroir aux Français sur leurs façons de vivre et leur société.

     Comment cette lettre met-elle en scène le regard étranger et quel(s) intérêt(s) argumentatif(s)s ce procédé présente-t-il ?

     

    I-La comparaison entre la France et le Pérou.

     1) Produire un effet de réel.

     -Mme de Graffigny a fait de nombreuses recherches sur le Pérou, ses coutumes, ses traditions, pour donner un aspect réaliste au propos de Zilia. Elle expose ceci dans son « Introduction historique » aux Lettres d'une Péruvienne qui permet au lecteur de mieux comprendre le roman.

     -La lettre de Zilia est ponctuée de noms propres qui se réfèrent à des catégories sociales Péruviennes, et qu'elle applique ici aux Français. Le Cacique : prince Inca, ici l'aristocrate qui la reçoit ; la China : servante au Pérou, femme de chambre en France ; le Curacas : petit souverain au Pérou, prêtre ici ; la Pallas : princesse au Pérou, l'aristocrate qui la reçoit ici.

     -Zilia observe les mœurs des Français à l'aune de celles qu'elle connaît : « ils chantent et dansent comme s'ils avaient tous les jours des terres à cultiver. »

     Mme de Graffigny montre ainsi le caractère universel des hiérarchies sociales.

     2) Donner aux Français un regard distancié sur leurs coutumes et leur prétendue supériorité.

     -De la même façon que les colons appellent les peuples colonisés « sauvages », Zilia appelle les Français « sauvages ». Ceux qui pensent ici être les seuls civilisés, les Européens, ne le sont pas aux yeux des Péruviens. Zilia les observe à partir de ses propres critères de civilité.

     - La France, pays des Lumières, n'est pas perçu comme tel aux yeux de Zilia qui écrit : « si je me rapportais à l'opposition de leurs usages à ceux de notre nation, je n'aurais plus d'espoir ; mais je me souviens que ton auguste Père a soumis à son obéissance des provinces forts éloignées (...) » Pour Zilia, les connaissances, les lumières, sont l'apanage de sa civilisation qui révère d'ailleurs le Soleil.

     -Cette lettre est ainsi une critique envers l'ethnocentrisme ; les Français qui raillent parfois Zilia ou la traitent comme un objet, comme on le voit parfois dans la lettre ( « Qu'elle est belle ! Les beaux yeux ! »), sont en fait pour elle des sujets de curiosité comme elle en est un pour eux.

     

     II-L'expérience personnelle de Zilia.

      1) L'expression des sentiments personnels.

     -La plupart des lettres de Zilia sont adressées à Aza (on trouve la formule d'adresse « mon cher Aza » à plusieurs reprises ), son fiancé dont elle a été séparée. Elle entretien avec lui une correspondance intime, ou du moins s'exprime intimement car elle n'est parfois pas en mesure d'obtenir une réponse de la part de celui-ci.

     -Zilia lui avoue donc sa vulnérabilité : « je n'en suis pas mieux instruite que je l'étais il y a trois jours », « le seul usage de la langue du pays pourra m'apprendre la vérité (…) » : le regard étranger est un regard neuf sur une civilisation.

     - Elle exprime ses sentiments sans détour : « mes inquiétudes », « l'étonnement général (…) me déplût », « grande répugnance à parler avec elle », « j'eus pitié de leur faiblesse » : la lettre permet au lecteur d'avoir connaissance des sentiments que Zilia doit cacher par souci de bienséance.

      2)Une découverte mutuelle

     -Les Français qui reçoivent Zilia se montrent curieux et manifestent leur intérêt pour elle d'une façon parfois grossière. Si celle que Zilia appelle sa China se montre bienveillante ( « je profite de tous les moments où Déterville me laisse en liberté pour prendre des leçons de ma China »), Zilia rapporte des anecdotes qui ne sont pas à l'honneur de ses « hôtes ». Le registre du spectacle caractérise l'attitude de ces personnages à son égard : « beaucoup de monde y était assemblé », « l'étonnement général que l'on témoigna à ma vue », « les ris excessifs ». Ils parlent de Zilia à la troisième personne, comme si elle était absente : « Qu'elle est belle ! Les beaux yeux !... », « Des grâces, une taille de nymphe !... », et la traitent comme un objet : « la singularité de mes habits causait seule la surprise des unes et les ris offensants des autres » .

     -Zilia, quant à elle, est partagée entre la crainte, la curiosité et l'indignation. Nous avons pu voir précédemment qu'il était question de son « inquiétude », sentiment propre au regard étranger ; l'appréhension de l'inconnu, surtout au regard de la situation dans laquelle se trouve Zilia, peut troubler. Cependant, elle témoigne également son intérêt pour cette civilisation si différente de la sienne, avec laquelle elle voit toutefois des points de comparaison : «Je ne laisse échapper aucune occasion de m'en instruire. » ; on comprend que cette curiosité est un prétexte à décrire les mœurs des Européens. Mais la grossièreté avec laquelle elle est traitée la heurte ; il était question de sa « répugnance », elle emploie le déictique péjoratif « ces » pour évoquer « ces femmes » qui la transforment en spectacle. Seuls les paysans qui ne la jugent pas comme une bête curieuse et l'homme qui la « reçoit » suscitent sa bienveillance : « (ils) paraissent aussi bons, aussi humains que le Cacique ». La morale de cette lettre tiendrait dans cette phrase : « je ne pensais plus qu'à les persuader par ma contenance que mon âme ne différait pas tant de la leur que mes habillements de leur parure. » Les Français se laissent abuser par des apparences ; différence de vêtement, de langue… Zilia a un esprit critique suffisamment aiguisé pour voir qu'au-delà ils sont semblables.

     Mme de Graffigny, pour donner du crédit au propos de son héroïne, est soucieuse de produire un effet de réel. Aussi, elle s'est informée sur les coutumes et la société Péruvienne qu'elle compare ici à la société Française à travers le regard neuf mais critique de Zilia. Ce procédé permet à l'auteur, à partir des anecdotes rapportées par Zilia, de critiquer le colonialisme.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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